Le Trouble Explosif Intermittent

Le Trouble Explosif Intermittent fait partie de la catégorie des Troubles disruptifs du contrôle des impulsions et des conduites. Selon le DSM-5, le début des troubles est fulgurant et sans éléments annonciateurs (mis à part un état de tension physique et psychologique). Comme pour le Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP), les débuts du troubles sont typiquement constatés aux alentours de 6 ans, lorsque l’enfant est sorti de la phase développementale d’affirmation de soi.

 

L’enfant ou l’adolescent présente des crises impulsives d’agressivité en réponse à un événement stressant ou une provocation considérée comme mineure par un parent ou un proche. La nature de la crise (qui dure généralement moins de 30 minutes) peut prendre 2 formes :

  • Hétéroagressivité verbale et physique envers des personnes, des animaux ou des biens ou comportements autovulnérants

    • Menaces, injures, automutilations

  • Dommages physiques (blessures) et destruction de matériel

    • Violences physiques (et parfois sexuelles)

Ce trouble entraîne de nombreuses conséquences sur le plan psychologique car la personne en détresse souffre de cette situation : en effet, ces crises ne sont pas sciemment préméditées dans un but précis. Elles répondent à une impulsivité exacerbée ou à une difficulté de régulation émotionnelle (colère ou trop-plein émotionnel). De surcroît, le TEI peut entraîner à plus forte raison des répercussions sociales (détérioration des liens familiaux et amicaux) mais également scolaire et professionnelles.

 

Le TEI débute généralement à l’adolescence et est davantage présent chez les jeunes hommes.

 

La nécessité d’un accompagnement le plus précoce possible permet l’amélioration des symptômes dépistés et engage un meilleur pronostic développemental. En effet, plus les troubles gagnent en sévérité, plus la trajectoire développementale de la personne est susceptible de subir un mouvement d’inflexion, qui pourra conduire, à l’âge adulte à un trouble de la personnalité ou des conduites.

 

Le psychologue va ainsi pouvoir guider l’enfant / l’adolescent dans l’apprentissage de la régulation émotionnelle et de l’autogestion des comportements. Le travail psychologique pourra également s’orienter vers une réhabilitation psychosociale (entraînement aux habiletés sociales et de communication). Le psychologue veillera à ce que la personne se sente revalorisée dans ses compétences et comportements quotidiens. Enfin, une majeure partie du travail thérapeutique concernera la guidance des parents dans leurs habiletés éducatives et de gestion positive des crises, par le biais de techniques de résistance non violente.

En définitive, le diagnostic de TEI peut se surajouter à celui du TOP ou de TND.