Les troubles du déficit intellectuel

Le trouble du déficit intellectuel ou plus communément appelé la déficience intellectuelle intègre la grande famille des Troubles du Neuro-Développement (TND), on distingue quatre niveaux de sévérité allant de léger (QI [70 : 50]), modéré (QI [50 : 35]), sévère (QI [35 : 20]), à profond (QI [25-20]). Ce trouble correspond à des capacités intellectuelles sensiblement réduites et des limitations du fonctionnement adaptatif avant l'âge adulte. Ce trouble engendre un ralentissement dans les capacités d'apprentissage et certaines difficultés à répondre aux exigences de la vie quotidienne.

Ce trouble est envisagé comme un concept dynamique qui prend en compte le fonctionnement intellectuel et les processus cognitifs dans leur spécificités (mémoire, attention, inhibition, compréhension, prise de décision…). Les résultats aux épreuves d’intelligence sont à interpréter lorsque ces épreuves ont pour but de mettre en avant la pluralité des processus cognitifs, montrant les forces et les spécificités de la personne et n’ont plus pour seul but d’obtenir un score fixe (QI). De plus, il est important de ne pas restreindre l’évaluation aux épreuves d’intelligence, en y adjoignant des épreuves évaluant le fonctionnement comportemental adaptatif, mais aussi de se référer aux éléments cliniques repérés lors des entretiens.

Le repérage de cette pathologie se fait classiquement au cours de la scolarité du sujet (Cycle 2), par le constat d’une différence de rythme dans les apprentissages fondamentaux par rapport aux enfants de la même classe d’âge. S’il semble que certains facteurs puissent avoir un impact déterminant dans l’expression de ce trouble neurodéveloppemental, (facteurs environnementaux périnataux), certains signes d’appel précoces peuvent également alerter tels qu’une diminution du tonus musculaire (hypotonie), un contact oculaire difficile, un défaut de sourire réponse ; et plus tard, un retard dans le domaine du langage et de la marche, une hyperactivité, voire de l’agressivité. Enfin, plus tardivement, à l’adolescence, lorsque le diagnostic n’aura pas été posé, des signes d’échec scolaire, de trouble des conduites ou de dépression devront interpeller les professionnels.

 

Le psychologue joue un rôle primordial dans l’évaluation ou la réévaluation diagnostique, ainsi que dans la traduction des besoins et des demandes en prestations thérapeutiques pour la construction d'un projet d'accompagnement du patient. Ce travail pourra se faire par le biais d'évaluation spécifique (intellectuelle, développementale et/ou fonctionnelle), d'entretien individuel, de remédiation cognitive et de séances de guidance parentale afin d'accompagner au mieux le patient et son entourage.

 

Liens :

 

https://nospensees.fr/deficience-intellectuelle-definition-types/

 

https://www.inserm.fr/information-en-sante/expertises-collectives/deficiences-intellectuelles